Adoptée : Pourquoi moi ? | ARTE

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Adoptée à la naissance en Corée du Sud, Sun Hee Engelstoft retourne dans son pays d’origine à la rencontre de jeunes mamans contraintes, comme la sienne, d’abandonner leur enfant, entre précarité et pression sociale. La bouleversante chronique d’un déchirement.

En Corée du Sud, où l’avortement est resté illégal jusqu’à cette année, élever seule un enfant suscite encore réprobation sociale et hostilité. Démunies, de nombreuses jeunes filles enceintes sont ainsi envoyées dans des foyers pour vivre leur grossesse dans le plus grand secret. C’est dans l’un d’entre eux, sur l’île de Jeju, que la réalisatrice, elle-même adoptée à la naissance par une famille danoise, s’est immergée au plus près des pensionnaires avec, dit-elle, le désir de comprendre ces "répliques" de sa mère, qui se refuse à la rencontrer. Naeyon, 16 ans, Sujin, 17 ans, Jiin et les autres sont toutes confrontées au même tragique dilemme : garder l’enfant envers et contre tous ou se résoudre à le faire adopter par une famille plus nantie, en Corée du Sud ou à l’international. Submergées par le doute, entre éblouissement devant leur bébé et angoisse de son avenir incertain, harcelées par leurs familles, ces mamans à peine sorties de l’adolescence vivent le martyre, de timides tentatives de résistance à une détresse résignée. Le beau-père de Sujin, lui, exige qu’elle renonce à jamais à ses droits maternels, en déclarant officiellement que sa fille est sa sœur. Une solution qu’elle doit considérer comme un privilège…
 
Torrent d’émotions
Avec une infinie délicatesse, Sun Hee Engelstoft suit pas à pas ces jeunes mères déchirées qu’accueille et accompagne l’institution bienveillante mais impuissante. Discrète, la caméra de la réalisatrice saisit le torrent d’émotions qui les traverse, la tendresse qui les anime comme la violence des injonctions familiales qui les privent de choix et de voix, jusqu’à l’insoutenable séparation. Mettant en retrait son propre tumulte intérieur après l’échec de sa quête identitaire pour tenter de mieux percevoir celui de sa mère demeurée inconnue, elle conclut en lui adressant ce message : "Maintenant, j’accepte le chagrin avec lequel je dois vivre et que je partage avec toi. Il nous unit pour toujours."

Documentaire de Sun Hee Engelstoft (Allemagne, 2019, 52mn)

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Centro de Investigacion Cultural del Estado Nueva Esparta CICUNE

Eladio Rodulfo González, quien  firma su producción periodística y de todo género con los dos apellidos, nació en el caserío Marabal, hoy en día parroquia homónima del Municipio Mariño del Estado Sucre, Venezuela, el 18 de febrero de 1935. Es licenciado en Periodismo, Poeta, Trabajador Social e Investigador Cultural. El 15 de abril de 1997 creó el Centro de Investigaciones Culturales Neoespartanas (CICUNE). Publica diariamente los Blogs: “Noticias de Nueva Esparta” y “Poemario de Eladio Rodulfo González”. Escribe en los portales poéticos Unión Hispanomundial de Escritores (UHE) Sociedad Venezolana de Arte Internacional (SVAI) y Poemas del Alma, de los cuales es miembro.